Méthodes de protection vis-à-vis d'Empoasca vitis

 
  • Éviter les fumures azotées excessives et les plantes trop vigoureuses qui favorisent le développement des Hémiptères.
  • Evaluer les risques en saison par des comptages de populations. On considère qu'il y a un risque pour une parcelle donnée lorsque 100 larves* sont détectées sur 100 feuilles pour chaque génération de l'insecte.

*Le comptage des larves est facile et rapide, cependant il ne faut pas confondre la larve de la cicadelle verte avec celle de Scaphoideus titanus qui est l'agent vecteur de la flavescence dorée et avec celle de la cicadelle italienne, espèce non nuisible que l'on rencontre sur la moitié sud de la France. Elles sont facilement différenciables par leur comportement : celle de la cicadelle verte est verte ou rosée et se déplace rapidement en diagonale, celle de S. titanus est blanche et saute, celle de la cicadelle italienne est jaune et à un déplacement lent et droit. 

  • Appliquer des insecticides* si nécessaire (e-phy)
  • Favoriser le développement des ennemis naturels de cette cicadelle, comme la guêpe parasitoïde Anagrus atomus (Linnaeus, 1767)
    (Hyménoptère, Mymaridae) dont la présence est favorisée par des espèces végétales diverses, comme le cornouiller, le noisetier et les rosacées. Cet insecte pond ses œufs dans ceux de son hôte. Parmi les prédateurs on trouve des punaises (Anthocoris sp., Orius sp., Malacocoris chlorizans, voir photo), araignées, fourmis et chrysopes.

 

Dernière modification : 04/04/2019
  • Auteurs :
  • L Delbac (INRA)
  • C Deluche (INRA)
Malacocoris-chlorizans
Figure 1