Prunus domestica L. 1753

Le prunier

 

- class. : Plantae, Magnoliophyta, Magnoliopsida, Rosidae, Rosales, Rosaceae
- syn. : prunier domestique, prunier cultivé
- syn. scientifique :
- dénominations européennes : plum (GB) ; Pflaumenbaum (D) ; ameixeira (P) ; ciruelo (E) ; susino (I)

Le prunier de Damas d'où seraient issu le mirabellier, le prunier d'Ente ou le questchier, est le plus souvent considéré comme une sous espèce de Prunus domestica var. insititia. Des variétés modernes de prunes de type américano-asiatiques ont été obtenues de croisement entre P. domestica et P. salicina (prunier japonais).


La plante et ses utilisations

Le prunier est un arbre fruitier assez haut, de 5 à 7 m de hauteur, conduit généralement en forme de gobelet en verger de production, aux fleurs d'un blanc-verdâtre, pollinisées par les abeilles. Le fruit (prune) est une drupe à chair verte ou colorée, de forme ronde ou oblongue (figure), que l'on consomme frais ou après transformation.

Les Reine-Claude, les mirabelles et les quetsches sont très utilisées dans l'industrie agro-alimentaire (conserve, confiture, distillation...) ; la prune d'Ente est séchée (pruneaux).

La multiplication se fait essentiellement par greffage sur prunier sauvage ou le Myrobolan (Prunus cerasifera, prunier cerise) qui s'adapte bien à différents sols (figure). L'irrigation des vergers de prune d'Ente permet une production plus régulière et doit commencer dès avril si les précipitations ne sont pas suffisantes, et est cruciale en mai et juin.

La taille permet d'obtenir des fruits sur des arbres plus jeunes, elle est indispensable pour obtenir un bon équilibre entre la vigueur de l'arbre et la production de fruits.

La récolte principalement mécanisée s'effectue de fin juin à septembre en fonction de la maturité des variétés et des fruits, celle-ci pouvant s'étaler sur quelques semaines. 

La connaissance des stades phénologiques permet de mieux raisonner la surveillance et la lutte phytosanitaire.

Les principaux producteurs dans la CEE sont l'Allemagne, l'Italie, la France et l'Espagne. Certains territoires de l'ex-Yougoslavie et la Roumanie sont de gros producteurs à l'échelle de l'Europe.

En France, pour l'année 2015 (chiffres Agreste), la production de prune de table a été de 54 000 T et celle de prunes à pruneau 106 000 T, les surfaces de production étant plutôt en diminution depuis 5 ans.


Les maladies et ravageurs

Les principales maladies :

Parmi les maladies les plus importantes du prunier et causées par des champignons, on observe la rouille (Tranzschelia pruni-spinosae) (figure 7) qui fait tomber prématurément les feuilles et les monilioses (Monilia laxa et M. fructigena)(figure 8) qui s'installent sur les fleurs et déprécient les fruits.

La tavelure, maladie provoquée par le champignon Venturia carpophylla atteint surtout les fruits et peut provoquer des dégâts non négligeables. En fin de printemps apparaissent des petites taches circulaires qui se craquellent à maturité. La cloque due au champignon Taphrina pruni provoque la maladie des pochettes, les fruits prennent une couleur blanc laiteux et le fruit est déformé.

La sharka (maladie à virus transmise par des pucerons) est une maladie grave qui rend les fruits incommercialisables et contre laquelle on ne peut se prémunir qu'en utilisant des plants certifiés lors de la plantation.

La maladie du plomb parasitaire provoquée par le champignon basidiomycète Chondrostereum purpureum peut détruire l'arbre. 

Les principaux ravageurs européens :

Certains sont communs aux autres arbres fruitiers à pépins et à noyaux.

Parmi les insectes présents sur feuilles on trouvera le puceron vert du prunier (Brachycaudus helichrysi) qui provoque des déformation des feuilles et des fruits, le puceron brun du prunier (B. prunicola) et le puceron farineux du prunier (Hyalopterus pruni) dont les foyers apparaissent plus tardivement. Ils sont souvent en colonies importantes et génèrent un important miellat qui engendre la fumlagine noircissant les feuilles et les fruits, le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) est moins fréquent.

L'espèce d'acarien la plus fréquente est Panonychus ulmi (acarien rouge des pomacées). Plusieurs phytoptes peuvent être observés : Aculus fokeui (phytopte libre du prunier) qui provoque des décolorations de feuilles puis un brunissement, ainsi que Acalytus phloeocoptes qui provoque des petites galles.

La cochenille ostréiforme (Diaspidiotus ostraeiformis), le lecanium du cornouiller et de la vigne (Parthenolecanium corni), la cochenille rouge du poirier (Epidiaspis leperii) ainsi que l'acarien des bourgeons du prunier (Acalitus phloecoptes) colonisent les branches et les rameaux.

Le carpocapse des prunes (Grapholita funebrana) est le ravageur majeur qui atteint les fruits (figure 9).

Dernière modification : 02/03/2026
prunier-floraison
Figure 1
prunier-verger
Figure 2
prune-dente
Figure 3
prunier-PG
Figure 4
p-cerasifera
Figure 5
prunedente-recolte
Figure 6
prunier-rouille2
Figure 7
prune-moniliose
Figure 8
prune-carpocapse
Figure 9