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Bremia lactucae Regel (1843)

 

Mildiou


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- classification : Chromista*, Oomycota, Oomycetes, Peronosporomycetidae, Peronosporales, Peronosporaceae
- dénomination anglaise : Downy mildew ; dénomination espagnole : mildiù de la lechuga


Bremia lactucae est un oomycète qui parasite environ 230 plantes appartenant à la famille des astéracées (anc. composées). En fait, il existerait de nombreuses formes spécialisées adaptées à une gamme d'hôtes plus ou moins étendue.

Le mildiou ou «meunier» est l'une des maladies les plus anciennes, les plus fréquentes et les plus redoutables, qui affectent les laitues cultivées aussi bien en plein champ que sous abri. Elle sévit surtout dans les zones de production qui connaissent des périodes prolongées d'humidité (pluies, irrigations par aspersion, brouillards, rosée...) et de temps frais, en particulier en Europe. Elle peut être responsable de pertes considérables et ravager des cultures entières en quelques jours, si les conditions climatiques lui sont très favorables. Bremia lactucae, qui affecte surtout les laitues, a été signalé dans la grande majorité des pays producteurs de salade ; il constitue souvent une menace constante et nécessite des traitements fongicides préventifs.

Quelles que soient les zones de productions, le contrôle du mildiou n'est pas facile, ceci notamment pour deux raisons :
- de nombreuses races physiologiques, capables de contourner la majorité des gènes de résistance introduits dans les variétés de laitues, ont été répertoriées dans plusieurs pays, rendant localement et momentanément caduque la lutte génétique mise en oeuvre ;
- des souches résistantes à certains fongicides appartenant à la famille des phénilamides (métalaxyl, oxadyxil...) ont été décrites, remettant en cause leur utilisation.

En France, pays au climat tempéré par excellence, Bremia lactucae est très fréquent et redouté de l'ensemble des producteurs de laitues, surtout durant les périodes de production hivernales. Ces derniers mettent en oeuvre très tôt, dès la pépinière, un ensemble de méthodes de lutte permettant de le maîtriser au mieux.


* Il existe environ 800 espèces saprophites ou parasites d'Oomycètes. Ces derniers ont longtemps été classés dans les Phycomycètes ou « champignons inférieurs » (Eumycètes). Cette classification à été remise en cause il y a quelques années car leur ultra structure, leur biochimie et leurs séquences moléculaires indiquaient qu'ils appartenaient aux Chromistes, incluant surtout des algues (vertes et brunes), des diatomées… Actuellement, en fonction des sources bibliographiques, ces "moisissures aquatiques" (water molds) sont associés au règne des Chromista (Index fungorum) ou des Stramenopila (Tree of life).
Dernière modification : 06/25/13
  • Auteur :
  • D Blancard (INRA)