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Alfalfa mosaic virus (AMV)


Virus de la mosaïque de la luzerne

 

- classification : Bromoviridae, Alfamovirus


Le virus de la mosaïque de la luzerne (Alfalfa mosaic virus, AMV) a probablement une répartition mondiale, mais il apparaît plus fréquent dans les régions tempérées, où la luzerne est cultivée (cette plante étant un hôte de prédilection de ce virus). Il est également présent dans des régions plus chaudes, en Afrique et en Amérique, où sont cultivées diverses légumineuses, du piment et de la tomate. L'AMV n'est pas considéré comme un virus majeur de la tomate sur le continent américain. Il est par contre régulièrement observé dans les cultures de plein champ du sud de l'Europe, mais avec de grandes différences de fréquences selon les parcelles et les années.

Ce virus sévit ponctuellement sur tomate en France, et essentiellement en plein champ. On le retrouve sur luzerne, tabac, mais aussi sur d'autres cultures maraîchères et sur des plantes aromatiques. De graves attaques ont parfois été constatées dans des parcelles de tomate destinées à l'industrie et cultivées à proximité de luzernières. Dans ce cas, près de 80 % des plantes manifestaient des symptômes. Si les attaques sont précoces, la croissance des plantes est fortement affectée. Le nombre de fruits est souvent réduit, et leur qualité fortement dépréciée.

L'AMV a été signalé en premier sur luzerne (Medicago sativa) aux États-Unis, en 1931. Il est l'espèce type du genre Alfamovirus (figure 1) et appartient à la famille des Bromoviridae, comme les Cucumovirus, Bromovirus et Ilarvirus.

Figure 1



De nombreuses souches ou des variants d'AMV ont été décrits, présentant des différences mineures dans leur sensibilité thermique, leur possibilité de transmission par le pollen et la graine, et les réactions différentielles de quelques hôtes inoculés. À titre d'exemple, signalons les souches AMV-S provenant de luzerne, AMV 425 isolée sur trèfle, et yellow spot mosaic (YSMV).

Les virions ont une forme variable. Les plus petits sont isométriques, avec un diamètre de 18 nm, les autres sont bacilliformes ; leurs longueurs, variables, sont de 29, 38, 49 et 58 nm.

Dernière modification : 18/06/2013
  • Auteur :
  • D Blancard (INRA)