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Détection, mesures à prendre

 

  • Dispositif de détection 

 

Protocole d’inspection

Effectuer une tournée d’observation une fois par semaine en examinant les panneaux englués et le dessous des feuilles des plantes pour déceler les premières attaques. Lors de ces observations, bien examiner les plantes des espèces à risques. 
Une loupe au grossissement x 10 est utile pour différencier B. tabaci de Trialeurodes vaporariorum.

 

Outils de diagnostic

En laboratoire, les analyses officielles prises en compte pour confirmer la présence de B. tabaci correspondent à des analyses morphométriques des insectes prélevés.

 

  • Préconisations en cas de détection 

 

Attention ! Ces préconisations sont énoncées à titre indicatif. En cas de contamination suspectée ou avérée, et avant toute initiative personnelle, prendre contact avec le SRAL. 
Utilisation d’insectes auxiliaires 
Parmi les différents auxiliaires disponibles pour lutter contre B. tabaci, il existe : 
Amblyseius swirskii, acarien prédateur d’œufs et de jeunes larves qui se nourrit également de pollen, de larves de thrips et d’acariens. Il est donc à utiliser pour une lutte préventive. Il supporte des températures élevées mais nécessite un fort taux d’humidité. 
- L’hyménoptère parasitoïde Eretmocerus mundus qui demande des températures supérieures à 20 °C. 
- L’hyménoptère Eretmocerus eremicus, qui pond à la fois dans les larves de Bemisia et de Trialeurodes. Il apprécie également les températures de plus de 20 °C et supporte bien des températures descendant à 15 °C. 
Macrolophus caliginosus, punaise prédatrice, efficace sur des cultures aux feuilles duveteuses (cas de la tomate, mais pas de la plupart des cultures ornementales notamment celles soumises aux PPE). 
A Enfin, dans le sud de la France, des insectes auxiliaires naturels peuvent être observés, il s’agit de la punaise M. caliginosus et de l’hyménoptère Encarsia hispida
En remarque, le choix des auxiliaires est fonction du genre d’aleurodes présents. Ainsi, l’observation des adultes et des larves à la loupe servant à l’identification des aleurodes présents est d’autant plus utile.

 

Application de produits chimiques 
Il est important d’alterner les matières actives selon leur mode d’action afin de limiter le développement de résistances chez les aleurodes et en particulier chez B. tabaci. Ce dernier est déjà beaucoup moins sensible aux produits insecticides que T. vaporariorum. Enfin, il est possible de se retrouver en impasse chimique, dans ce cas, le recours aux organismes auxiliaires est la seule solution. 
Les différentes matières actives homologuées en France en 2010 sont : 

  • Préparations phytosanitaires à base de champignons entomopathogènes. Ces champignons sont Paecilomyces fumosoroseus et Verticillium lecanii. Ces deux produits offrent une solution alternative intéressante mais ils nécessitent une hygrométrie favorable au développement des champignons (au minimum 70 %) et une application tardive perd en efficacité. 
  •  Pymétrozine, compatible avec la PBI. C’est un neurotoxique qui coupe l’alimentation des aleurodes. Ce produit n’aurait qu’une efficacité partielle. A Pyriproxyfène, assez compatible avec la PBI. C’est un analogue d’hormone qui empêche la croissance des aleurodes. Des phénomènes de résistances ont été observés sur le terrain. A Acétamipride, thiaclopride et thiamethoxam, néonicotinoïdes neurotoxiques n’épargnant pas les hyménoptères auxiliaires. L’acétamipride peut être appliqué en respectant un délai de 8 à 15 jours avant la réintroduction d’auxiliaires.


Remarques sur jeunes plants 
Il est recommandé de protéger les jeunes plants à l’aide d’organismes auxiliaires introduits en préventif ou le plus tôt possible après la détection des ravageurs. Des insecticides compatibles avec les auxiliaires peuvent éventuellement être appliqués. Par contre, il est fortement déconseillé d’appliquer des matières actives non compatibles avec la PBI. En effet, ces produits empêcheront l’installation durable des auxiliaires sur la culture et rendra peu efficace la lutte en PBI. Par rapport à cela, il s’avère également utile de savoir si les plants procurés ont été traités par le fournisseur (Christiansen-Weniger et al., 2009).

 

  • Informations réglementaires complémentaires

 

L’introduction de B. tabaci est interdite en Irlande, au Royaume-Uni, en Suède, en Finlande et dans certaines zones du Portugal qui sont Azores, Beira Interior, Beira Litoral, Entre Douro e Minho, Madeira, Ribatejo e Oeste (communes de Alcobaça, Alenquer, Bombarral, Cadaval, Caldas da Rainha, Lourinhã, Nazaré, Obidos, Peniche et Torres Vedras) et Trás-os-Montes. 
Pour que leur PPE soit valide, les végétaux destinés à la plantation de Begonia1, Ficus2, Hibiscus2 et Euphorbia pulcherrima3 doivent avoir fait l’objet d’une constatation officielle : 
- Qu’ils sont originaires d’une zone connue comme exempte de Bemisia tabaci.

ou 
- Qu’aucun signe de la présence de Bemisia tabaci n’a été observé sur les végétaux sur le lieu de production lors d’inspections officielles effectuées au moins toutes les trois semaines durant les neuf semaines précédant la commercialisation. 
ou 
- Que les végétaux ont été soumis à un traitement approprié visant à garantir l’absence de Bemisia tabaci lorsqu’ils ont été détenus ou produits sur un lieu de production où Bemisia tabaci a été détecté, ce lieu de production étant déclaré, après la mise en œuvre de procédures appropriées visant à éradiquer Bemisia tabaci, exempt de Bemisia tabaci sur la base, d’une part, d’inspections officielles effectuées au moins une fois par semaine durant les trois semaines précédant le départ du lieu de production et, d’autre part, de procédures de surveillance appliquées pendant toute la période susvisée. La dernière de ces inspections hebdomadaires doit être effectuée immédiatement avant le départ.

De plus, il doit être prouvé : 
-  Que les végétaux d’Euphorbia pulcherrima proviennent de boutures originaires d’une zone connue comme exempte de Bemisia tabaci
ou 
- Cultivées sur un lieu de production où aucun signe de la présence de Bemisia tabaci n’a été observé lors d’inspections officielles effectuées au moins toutes les trois semaines durant toute la période de production desdits végétaux. 
ou 
  Que ces végétaux ont été soumis à un traitement approprié visant à garantir l’absence de Bemisia tabaci lorsqu’ils ont été détenus ou produits sur un lieu de production où Bemisia tabaci a été détecté, ce lieu de production étant déclaré, après la mise en œuvre de procédures appropriées visant à éradiquer Bemisia tabaci, exempt de Bemisia tabaci sur la base, d’une part, d’inspections officielles effectuées au moins une fois par semaine durant les trois semaines précédant le départ du lieu de production et, d’autre part, de procédures de surveillance appliquées pendant toute la période susvisée. La dernière de ces inspections hebdomadaires doit être effectuée immédiatement avant le départ susvisé. 
Concernant les boutures non racinées d’Euphorbia pulcherrima, elles doivent avoir fait l’bjet d’une constation officielle :

A Que ces boutures sont originaires d’une zone connue comme exempte de Bemisia tabaci
ou 
- Qu’aucun signe de la présence de Bemisia tabaci n’a été observé sur les boutures ni sur les végétaux dont elles proviennent, détenus ou produits sur le lieu de production lors d’inspections officielles effectuées au moins toutes les trois semaines durant toute la période de production desdits végétaux sur ledit lieu de production. 
ou 
- Que les boutures et les végétaux ont été soumis à un traitement approprié visant à garantir l’absence de Bemisia tabaci lorsqu’ils ont été détenus ou produits sur un lieu de production où Bemisia tabaci a été détecté, ce lieu de production étant déclaré, après la mise en œuvre de procédures appropriées visant à éradiquer Bemisia tabaci, exempt de Bemisia tabaci sur la base, d’une part, d’inspections officielles effectuées au moins une fois par semaine durant les trois semaines précédant le départ du lieu de production et, d’autre part, de procédures de surveillance appliquées pendant toute la période susvisée. La dernière de ces inspections hebdomadaires doit être effectuée immédiatement avant le départ susvisé.

 

1 : Hors semences, tubercules et cormes. 2 : Hors semences et végétaux destinés à la vente à des consommateurs finals qui ne produisent pas de végétaux à titre professionnel. 3 : Hors semences, boutures non racinées et végétaux destinés à la vente à des consommateurs finals qui ne produisent pas de végétaux à titre professionnel.

Dernière modification : 07/11/2013
  • Auteur :
  • . GIE-FPSO (GIE)