Monosporascus cannonballus Pollack & Uecker, (1974)




- classification : Fungi, Ascomycota, Sordariomycetes, Xylariomycetidae, Xylariales, Incertae sedis.
- dénominations anglaises : Monosporascus root rot, vine decline

Une deuxième espèce de Monosporascus, Monosporascus eutypoides (Petr.) Arx, (1976), serait impliquée plus ponctuellement dans des dépérissements racinaires chez les Cucurbitacées.


Monosporascus cannonballus est un champignon tellurique* qui est responsable de graves dépérissements racinaires chez plusieurs Cucurbitacées. Il affecte principalement le melon et la pastèque, ceci aussi bien en serre qu'en champs. Il est à l'origine de diminutions importantes des rendements pouvant réduire à néant la récolte dans certains cas extrêmes.

Cette maladie émergente est caractérisée par le flétrissement rapide et uniforme de cultures entières généralement deux semaines avant la récolte. Elle a été identifiée dans de nombreuses régions de production du monde, de préférence dans des zones arides et semi-arides. Elle a notamment été signalée au États-Unis (Arizona, Californie, Texas), et dans d'autres pays d'Amérique (Mexique, Guatemala, Honduras, Brésil), en Asie (Japon, Corée, Taïwan…), Inde, Libye, Israël, Tunisie et dans quelques pays d'Europe limitrophes à la France (Italie, Espagne).

La proximité de zones de production déjà affectées par ce champignon et localisées dans des pays limitrophes, mais aussi le réchauffement climatique devaient nous inciter à la vigilance. Nous avons pu associer en 2012 un Monosporascus sp. au dépérissement de pieds de melon dans une culture sous abri localisée dans le sud de la France (région de Montpellier), ceci en complexe avec Phomopsis sclerorioides. En 2015, M. cannonballus a été retrouvé une nouvelle fois dans le Sud-est (région d'Avignon) sur des systèmes racinaires de courgette présentant des symptômes plutôt atypiques.

 

Attention, ce champignon mal connu pourrait être émergent sur les cultures de Cucurbitacées en France.


* Soulignons que plusieurs champignons, seuls ou en complexe (ceci variant en fonction des zones de production et des parcelles), ont été associés dans le monde (Japon, Israël, Espagne, Italie, USA…) à des flétrissements et des effondrements de plantes de melon (vine decline, vine collapse), accompagnés par des lésions et des pourritures racinaires. Parmi les plus fréquents citons : Acremonium cucurbitacearum (Syn. Nodulisporium melonis, nommé maintenant Plectosphaerella melonis), Macrophomina phaseolina, Monosporascus cannonballus, Pyrenochaeta lycopersici, des Pythium spp., Rhizoctonia solani, Rhizopycnis vagum...


Dernière modification : 07/02/15
Auteur : D. Blancard (INRA)


Logo_picleg




Fermer
Fermer
indicator

Haut de Page