• IFPC
  • GIS-Fruits
  • INRAE
  • Ctifl

Méthodes de protection

 

 

Les variétés de pommier diffèrent pour leurs niveaux de sensibilité à l’oïdium (peu sensibles à très sensibles). Le choix de la variété est donc à prendre en compte pour pouvoir définir le nombre d'interventions à mettre en œuvre pour la protection.

 

La prophylaxie permet de réduire efficacement les infections primaires. Elle consiste, lors de la taille des arbres en hiver, à éradiquer les rameaux atteints. Durant la saison et notamment lors de l’éclaircissage manuel, la suppression des jeunes pousses atteintes par l’infection primaire permet de compléter cette éradication. Il est également important de bien maîtriser l’équilibre des arbres et d’éviter tout excès de vigueur qui favorise le développement de la maladie.

 

Les stratégies de protection fongicide débutent au stade C3-D (stade bouton vert).  Ces stratégies sont à raisonner de façon coordonnée avec les stratégies anti-tavelure, car certains produits ont une action contre les 2 agents pathogènes. Le choix du produit dépend de la variété (pas d’application de soufre sur les variétés sensibles au soufre), des conditions climatiques (applications de soufre poudrage après fleur uniquement sur feuillage sec à des températures inférieures à 25°C), des risques de résistances du champignon aux fongicides (pas d’utilisation répétée d’IBS).

Il n’existe pas de modèle permettant de raisonner les traitements fongicides. Dans le cas où la quantité de maladie était importante l’année précédente, les variétés sensibles à l’oïdium nécessitent des traitements en cadence tous les 10-12 jours (sauf si les conditions sont défavorables au champignon: période très pluvieuse lessivant les spores ou températures basses).

Après la floraison, un contrôle visuel de 100 organes (2 par arbre sur 50 arbres répartis dans le verger, observation de 5 feuilles de l’extrémité situées en dessous de la première feuille complètement déroulée) permet d’évaluer la fréquence de pousses comportant au moins une feuille oïdiée. Si la parcelle est saine (<2-5% pour les variétés sensibles, seuil à moduler selon le niveau de sensibilité des variétés), aucun traitement fongicide n’est appliqué pour le reste de la saison.

 

* Lutte chimique : Le nombre de pesticides disponibles pour un usage donné évoluant en permanence, nous vous conseillons de toujours confirmer votre choix en consultant le site e-phy du ministère de l’agriculture et de la pêche qui est un catalogue en ligne des produits phytopharmaceutiques et de leurs usages, des matières fertilisantes et des supports de culture homologués en France. Cette remarque est également valable pour tous les produits biologiques à base de micro-organismes ou de substances naturelles.

Dernière modification : 02/06/2016
  • Auteurs :
  • G Orain (INRA)
  • B Petit (INRA)
  • V Caffier (INRA)