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Méthodes de protection

 

  • Mesures de prévention



Etre vigilant sur la qualité sanitaire des plants quelle que soit leur origine : inspecter rigoureusement chaque lot entrant.
La dispersion locale de Paysandisia archon est assurée par les adultes. Ils peuvent voler sur quelques kilomètres mais ils semblent préférer rester sur un périmètre de 300 à 500 mètres de rayon.



Mettre en quarantaine les plants reçus sous une ombrière insect-proof pendant 2 cycles biologiques. Il est conseillé de bien distinguer chaque lot de plantes selon leur fournisseur et de ne pas mélanger ces lots tout au long de leur présence sur l’exploitation.

  • Application de spores de Beauveria bassiana


Beauveria bassiana est un champignon pathogène de Paysandisia archon. Les expérimentations ont montré qu’il engendre une mortalité des larves, provoque un retard de croissance chez les larves survivantes ou favorise l’émergence d’adultes anormaux ou stériles. Ce champignon (souche 147) est contenu dans la spécialité commerciale Ostrinil® qui est à appliquer à sec, à titre préventif ou curatif. Besse et al. (2009) ont observé des efficacités préventives de l’Ostrinil® de l’ordre de 83 à 87 %. Ce produit a fait l’objet d’une homologation en France. Les conditions d’emploi et les doses à utiliser font l’objet de recommandations au sein d’un arrêté datant du 5 juin 2009 (NOR: AGRG0912936A).

  • L’utilisation de nématodes pathogènes au papillon


Des expérimentations ont montré que les nématodes Steinernema carpocapsae et Steinernema feltiae ont une certaine efficacité contre les papillons palmivores. Ces nématodes induisent l’arrêt de l’alimentation des chenilles. Des expérimentations menées en conditions contrôlées ont montré qu’à titre préventif, les deux Steinernema ont une efficacité d’au moins 94 % par rapport à un témoin non traité. A titre curatif, S.carpocapsae a fourni une effi acité de 75 à 87 % tandis que S.feltiae a fourni une efficacité plus variable (André et al., 2009 ; André et Chapin, 2010). Les essais se poursuivent en conditions d’utilisation professionnelle avec S. carpocapsae (Pérez et al., 2010). Ces nématodes sont contenus dans différentes spécialités commerciales distribuées en France (remarque : il n’est pas nécessaire pour ces spécialités de disposer d’une autorisation de mise en marché).

  • Application de diflubenzuron


Des essais menés par les Fredon (Fédérations régionales de défense contre les organismes nuisibles) et les SRAL (Services régionaux de l’alimentation) du Languedoc-Roussillon et de PACA ont soulevé l’intérêt du diflubenzuron contre le papillon palmivore. Cette matière active est contenue dans la spécialité commerciale Dimilin Flo®, homologuée en France contre ravageurs divers sur arbres et arbustes d’ornement. Les résultats d’essais ont montré que des application foliaires en prévention avait une efficacité sur les larves de l’ordre de 70 à 100 % par rapport au témoin non traité (André et al., 2009).

  • Protection des palmiers à l’aide d’une glu


Cette glu, appliquée au sommet des palmiers, permet de créer une protection physique contre le papillon (Peltier et al., 2010). L’inconvénient de cette glu est que son application est visible sur le palmier et qu’elle peut être gênante lors de la manipulation des arbres.

Dernière modification : 07/11/2013
  • Auteur :
  • . GIE-FPSO (GIE)