Aphis (Aphis) nasturtii Kaltenbach 1843
Puceron du nerprun
Puceron du nerprun
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Hemiptera, Aphididae
- syn. : Aphidula rhamni
- dénominations européennes : buckthorn aphid (GB), Kreuzdornblattlaus (D), pulgón del cambrón (E), afide del ramno (I), piolho do catapereiro (P).
- syn. : Aphidula rhamni
- dénominations européennes : buckthorn aphid (GB), Kreuzdornblattlaus (D), pulgón del cambrón (E), afide del ramno (I), piolho do catapereiro (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
Les adultes aptères sont, de façon caractéristique, ternes et jaunâtres, plus rarement légèrement verdâtres ; ils mesurent jusqu'à 1,2 mm de long et ne possèdent pas de tubercules antennaires. Les antennes dépassent à peine la moitié de la longueur du corps ; les cornicules, cylindriques, mesurent à peine 0,25 mm de longueur ; ils sont clairs, sauf leur extrémité qui est légèrement foncée.
Les formes ailées, longues de 1,4 mm, ont l'arrière coloré de vert-pâle à jaune citron, et possèdent sur chaque côté une rangée de taches délavées. Le front est légèrement bombé. La cauda en forme de spadice porte 3 à 4 soies.
Les jeunes larves sont blanchâtres, dépourvues de tubercules antennaires, avec des antennes très courtes, des cornicules clairs légèrement foncés à leur extrémité.
- Les dégâts sur les cultures :
Des dégâts directs, dus à la prise de nourriture par piqûre et succion, se manifestent rarement et seulement lors d'une attaque massive sur des pieds de pomme de terre bien développés, dont la croissance se trouve freinée. Ce puceron ne provoque pas ou peu de déformations, avec des ponctuations claires et un léger enroulement des feuilles.
La transmission de virus entraîne des dégâts indirects graves, surtout pour les pommes de terre de semence. Ces pucerons ponctionnent la sève des feuilles et des pousses de ces plantes, en enfonçant leurs stylets dans le phloème. De par son mode de prise de nourriture (piqueur-suceur), le puceron du nerprun est vecteur de souches de virus Y de la pomme de terre ou frisolée (Potato virus Y, PVY), y compris la souche considérée comme celle responsable de la nécrose des nervures du tabac, du virus A de la mosaïque rugueuse (PVA), du virus M (Carlavirus) et du virus S (PVS, Potato virus S).
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Les hôtes de ce puceron sont la pomme de terre, le nerprun et la bourdaine. C'est un espèce diécique obligatoire.
Ce ravageur est fréquent dans toute l'Europe centrale sur pomme de terre ; son importance augmente de l'ouest vers l'est, contrairement au puceron vert du pêcher (Myzus persicae), dont les conditions climatiques deviennent plus défavorables pour son hôte d'hiver, le pêcher, mais Aphis nastursii dépend étroitement de la présence du nerprun (Rhamus sp.) qui préfère les sols riches en calcaire.
Le développement de ce puceron est holocyclique.
L'éclosion des oeufs d'hiver pondus sur le nerprun purgatif (Rhamnus cathartica) ou sur la bourdaine (Fragula alnus) (plantes-hôtes primaires) a lieu début avril. Les fondatrices produisent, environ 3 semaines plus tard, des larves qui, à leur tour, engendrent des femelles vivipares virginipares, pour la plupart ailées. Celles-ci quittent l'hôte primaire et s'installent sur divers hôtes secondaires (plantes adventices, pomme de terre et autres) et fondent de nouvelles colonies.
Pendant l'été, se succèdent plusieurs générations de virginipares en partie composées d'individus ailés, en partie d'aptères. Les ailés attaquent de nouvelles plantes-hôtes d'été et peuvent se trouver disséminés sur de grandes distances, par le vent. Les printemps ou les étés particulièrement doux, survenant après une migration importante depuis l'hôte primaire, sont particulièrement favorables à une pullulation. Une fois le développement estival terminé, les pucerons, sous forme de gynopares et de mâles, retournent en septembre sur l'hôte primaire, où a lieu l'accouplement et où les femelles pondent leurs oeufs fécondés à la base des bourgeons et dans les fentes de l'écorce du nerprun, où ils passeront l'hiver.
L'éclosion des oeufs d'hiver pondus sur le nerprun purgatif (Rhamnus cathartica) ou sur la bourdaine (Fragula alnus) (plantes-hôtes primaires) a lieu début avril. Les fondatrices produisent, environ 3 semaines plus tard, des larves qui, à leur tour, engendrent des femelles vivipares virginipares, pour la plupart ailées. Celles-ci quittent l'hôte primaire et s'installent sur divers hôtes secondaires (plantes adventices, pomme de terre et autres) et fondent de nouvelles colonies.
Pendant l'été, se succèdent plusieurs générations de virginipares en partie composées d'individus ailés, en partie d'aptères. Les ailés attaquent de nouvelles plantes-hôtes d'été et peuvent se trouver disséminés sur de grandes distances, par le vent. Les printemps ou les étés particulièrement doux, survenant après une migration importante depuis l'hôte primaire, sont particulièrement favorables à une pullulation. Une fois le développement estival terminé, les pucerons, sous forme de gynopares et de mâles, retournent en septembre sur l'hôte primaire, où a lieu l'accouplement et où les femelles pondent leurs oeufs fécondés à la base des bourgeons et dans les fentes de l'écorce du nerprun, où ils passeront l'hiver.