Acyrthosiphon (Acyrthosiphon) pisum (Harris 1776)
Puceron vert ou rose du pois


- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Hemiptera, Aphididae
- syn. : Macrosiphum pisum, Acyrthosiphon onobrychis
- dénominations européennes : pea aphid, green pea louse (GB) ; Erbsenblattlaus, Grüne Erbsenblattlaus (D) ; pulgon verde del guisante (E) ; afidone verdastro del pisello (I) ; piolho grande da ervilha (P).

Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts


Description du ravageur :

L'adulte mesure de 2,2 à 3 mm. Il possède une forme allongé, vert clair ou rose selon la souche, des yeux rouges, des antennes aussi longues que le corps, et une queue longue et effilée ainsi que des cornicules très longues (figure 1). La larve est semblable à l'adulte, sans queue avec un aspect poudreux (figure 2).

Les individus se laissent tomber au sol si l'on souffle dessus, ou bien si les plantes sont ébranlées.

Les dégâts sur les cultures :

Par la ponction de sève phloémienne, le développement des grains peut-être réduit. Les pullulations peuvent entraîner des pertes de récolte sur pois protéagineux de printemps.  Ce puceron est considéré comme un ravageur mineur sur luzerne et trèfle. Toutefois, de par sa capacité à se multiplier de façon très rapide dans certaines conditions, les populations peuvent exploser littéralement et devenir dommageables aux cultures si elles ne sont pas limitées. Sur les zones en croissance, les feuilles se déforment et jaunissent.

Par ailleurs, ce puceron est le principal vecteur de plusieurs viroses par exemple  le virus de la mosaïque-énation du pois (PEMV, Pea enation mosaic virus), maladie importante des légumineuses cultivées (lentille, pois), le virus de l'enroulement des feuilles (BLRV, Bean leafroll virus) et le virus de la mosaïque jaune du haricot (BYMV, Bean yellow mosaic virus).

Lors d'infestations réduites, ce puceron est éliminé par ses prédateurs naturels tels que les coccinelles, les larves de cécidomyies et de syrphes.

Ce puceron vit en symbiose avec une bactérie du genre Rickettsiella qui est responsable de la synthèse des pigments verts, faisant changer la couleur de l'insecte et le protégeant contre ses prédateurs, les coccinelles. Certains champignons par temps humide et chaud peuvent limiter les populations.

Biologie du ravageur
 
 
Les plantes-hôtes sont les légumineuses (Fabaceae) sauvages et cultivées, notamment le sainfoin (Onobrychis viciifolia), la luzerne (Medicago sativa), le lotier (Lotus sp.), la vesce, les pois (figure 3), le haricot, et le trèfle (Trifolium sp.).

Cycle de développement :

Son développement suit un cycle monoécique s'accomplissant intégralement sur des légumineuses, les espèces pérennes permettant l'infestation des espèces annuelles.

L'éclosion de l'oeuf d'hiver, très précoce, se situe en février. La fondatrice (figure 4) s'alimente sur les bourgeons du collet de la légumineuse pérenne (par ex. la luzerne), et donne naissance à des femelles parthénogénétiques. Les femelles maturent en 12 jours et peuvent produire plus de 150 nymphes. Il peut y avoir jusqu'à 20 générations par an.

Les virginipares ailées apparaissent en mai-juin et vont coloniser d'autres légumineuses (pois, haricot), se localisant de préférence à la base des fleurs, sur les organes les plus jeunes des plantes en pleine floraison ou à l'extrémité des tiges. Sur luzerne, on observe des densités de pucerons très élevées à partir du mois de septembre ; elles précèdent l'apparition des sexués (mâles et femelles aptères), qui engendrent les oeufs d'hiver.
Dernière modification : 23/02/2026
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Figure 1
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Figure 2
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Figure 3
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Figure 4