Phorodon (Phorodon) humuli (Schrank 1801)
Puceron du houblon
Puceron du houblon
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Hemiptera, Aphididae
- syn. : Myzus humuli
- dénominations européennes : hop aphid, damson-hop aphid (GB) ; Hopfenblattlaus (D) ; pulgón del Lúpulo (E) ; afide verde del prugnolo e del luppolo (I) ; piolho do lúpulo (P).
- syn. : Myzus humuli
- dénominations européennes : hop aphid, damson-hop aphid (GB) ; Hopfenblattlaus (D) ; pulgón del Lúpulo (E) ; afide verde del prugnolo e del luppolo (I) ; piolho do lúpulo (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
La virginipare aptère est, sur l'hôte d'hiver (hôte primaire) vert clair avec des rayures dorsales vertes ; sur les plantes-hôtes d'été (hôtes secondaires), elle est vert clair à vert jaunâtre, voire presque blanche. Sa taille est d'environ 1 à 1,9 mm.
La virginipare ailée est sur les hôtes d'hiver et d'été avec une tête et la partie dorsale de la section thoracique marron foncé à noire ; sur la partie inférieure du corps, elle possède 3 taches latérales et une tache centrale divisée (figure 1).
- Les dégâts sur les cultures :
Sur les hôtes d'hiver, les dégâts sont insignifiants : voûtement léger des feuilles, voir un enroulement vers le bas lors d'attaques plus importantes. Les feuilles de houblon (hôte d'été) endommagées jaunissent, deviennent cassantes, s'enroulent vers la bas et peuvent se faner complètement. Dans la période de végétation avancée, les pucerons piquent surtout à la base des bractées et des feuilles supérieures des fleurs du houblon, ce qui provoque le brunissement et l'atrophie du cône.
Le miellat forme sur la face supérieure des feuilles une couche brillante et collante, envahie par la fumagine, et l'assimilation chlorophyllienne s'en trouve réduite.
La colonisation des ombelles du houblon par P. humuli a une influence négative sur la quantité et la qualité de la récolte, de même que sur les substances composantes essentielles pour le brassage de la bière. Sa valeur commerciale s'en trouve affectée.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Il s'agit d'un puceron diécique. Les hôtes d'été sont le houblon cultivé, le houblon sauvage (Humulus lupulus et Humulus japonicus), quelquefois aussi la face inférieure des feuilles de la grande ortie (Urtica dioica).
Les hôtes d'hiver sont des Prunus, comme par exemple le quetschier (P. domestica), le prunellier (P. spinosa), le merisier à grappe (P. padus), le prunier-cerise (P. cerasifera), P. pissardii, P. serotina et le pêcher (P. persica).
Les hôtes d'hiver sont des Prunus, comme par exemple le quetschier (P. domestica), le prunellier (P. spinosa), le merisier à grappe (P. padus), le prunier-cerise (P. cerasifera), P. pissardii, P. serotina et le pêcher (P. persica).
- Cycle de développement :
Phorodon humuli est une espèce migrante.
La colonisation des hôtes d'hiver peut se prolonger jusqu'en juillet/août. Sur l'hôte primaire, se succèdent 6 générations de fondatrigènes. La 1ère génération se développe en 14 à 18 jours. A partir de la 3e génération apparaissent les premiers ailés, qui migrent vers un hôte d'été. Chaque individu produit en moyenne 21 descendants.
Les larves de la 1ère génération (génération fondatrice) éclosent en mars/avril quand les Prunus bourgeonnent. Une seconde génération (fondatrigène) prend place. Elle est composée d'individus aptères et des premiers migrants ailés. Le taux d'ailés augmente, au delà de la 3ème génération, du fait de la dégradation du substrat alimentaire.
L'émigration, vers les champs de houblon, est maximale de la mi-mai à la mi-juin. Une fois arrivés sur l'hôte d'été, les pucerons se regroupent le plus souvent sur les jeunes feuilles, de couleur vert-jaune. Les exilés se multiplient sur le houblon jusqu'à la migration en retour, en automne. Les premières femelles apparaissent dans la 2ème moitié de septembre. En octobre, après l'accouplement, la ponte a lieu dans des endroits abrités, entre les bourgeons et les branchages. Sur les hôtes d'été, 7 à 9 générations seulement d'aptères se développent. Chaque individu produit environ 30 à 80 descendants.
Le retour vers un hôte d'hiver est le fait de gynopares ailés, auxquelles succèdent des mâles. Les gynopares déposent 7 à 15 larves à la face inférieure des feuilles. Dans la 2ème moitié de septembre, apparaissent les premières fondatrices. Chacune peut pondre 6 à 12 oeufs.
Les larves de la 1ère génération (génération fondatrice) éclosent en mars/avril quand les Prunus bourgeonnent. Une seconde génération (fondatrigène) prend place. Elle est composée d'individus aptères et des premiers migrants ailés. Le taux d'ailés augmente, au delà de la 3ème génération, du fait de la dégradation du substrat alimentaire.
L'émigration, vers les champs de houblon, est maximale de la mi-mai à la mi-juin. Une fois arrivés sur l'hôte d'été, les pucerons se regroupent le plus souvent sur les jeunes feuilles, de couleur vert-jaune. Les exilés se multiplient sur le houblon jusqu'à la migration en retour, en automne. Les premières femelles apparaissent dans la 2ème moitié de septembre. En octobre, après l'accouplement, la ponte a lieu dans des endroits abrités, entre les bourgeons et les branchages. Sur les hôtes d'été, 7 à 9 générations seulement d'aptères se développent. Chaque individu produit environ 30 à 80 descendants.
Le retour vers un hôte d'hiver est le fait de gynopares ailés, auxquelles succèdent des mâles. Les gynopares déposent 7 à 15 larves à la face inférieure des feuilles. Dans la 2ème moitié de septembre, apparaissent les premières fondatrices. Chacune peut pondre 6 à 12 oeufs.