Aphis (Aphis) pomi De Geer 1773
Puceron vert non migrant du pommier
Puceron vert non migrant du pommier
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Hemiptera, Aphididae
- syn. : Aphis mali, Aphidula pomi, Doralis pomi
- dénominations européennes : green apple aphid (GB) ; Grüne Apfelblattlaus (D) ; pulgon verde del manzano (E) ; afide verde delle pomacee (I) ; piolho verde (P).
- syn. : Aphis mali, Aphidula pomi, Doralis pomi
- dénominations européennes : green apple aphid (GB) ; Grüne Apfelblattlaus (D) ; pulgon verde del manzano (E) ; afide verde delle pomacee (I) ; piolho verde (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
L'adulte aptère, mesure de 1,5 à 2 mm de long, et possède un corps ovale, assez globuleux, vert avec les cornicules et la cauda noires (figure 1). Les pattes et les antennes sont plus pâles, avec les extrémités brunes. L'adulte ailé (figure 2) présente un thorax noir, un abdomen vert avec 3 paires de taches circulaires latérales noires sur les segments abdominaux antérieurs et une tache semi-circulaire en avant et en arrière de chaque cornicule.
L'oeuf de couleur jaune verdâtre à vert devient rapidement noir brillant.
L'oeuf de couleur jaune verdâtre à vert devient rapidement noir brillant.
- Les dégâts sur les cultures :
Pour se nourrir, les pucerons insèrent leur stylet dans le phloème des jeunes rameaux. Ils sont souvent groupés sur les pousses en gaines compactes pouvant atteindre plusieurs centaines d'individus (figure 2). Ils envahissent la face inférieure des feuilles terminales qui s'enroulent et se recroquevillent légèrement.
Les piqûres d'alimentation des fondatrices et de leur descendance entraînent une diminution de la croissance des jeunes rameaux de l'arbre-hôte, et parfois, leur déformation. Ces lésions sont plus graves dans les pépinières et sur les jeunes sujets. En été, la fumagine envahit le miellat, parfois très abondant.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Les plantes-hôtes sont le pommier, plus rarement le poirier, l'aubépine (Crataegus oxyacantha), le néflier (Mespilus sp.), le cognassier (Cydonia oblonga), le sorbier (Sorbus sp.), le rosier (Rosa sp.) et les spirées (Spiraea sp.). Contrairement à la plupart des pucerons nuisibles, A. pomi est monoécique.
- Cycle de développement :
L'oeuf d'hiver éclôt après le débourrement des bourgeons et donne naissance à une fondatrice, femelle aptère parthénogénétique vivipare qui donne elle-même naissance à une génération de femelles parthénogénétiques vivipares. 10 à 15 générations d'environ 60 larves se succèdent ainsi du printemps à l'automne. La durée de développement d'une larve fondatrice dure 3 semaines à partir du mois d'avril, puis apparaissent les formes ailées qui se dispersent et vont déposer des larves sur d'autres arbres ; les vents légers facilitent leur déplacement et peuvent les entraîner à plusieurs dizaines de km.
En octobre et novembre, des femelles ovipares ailées et des mâles aptères apparaissent. Après accouplement, chaque femelle pond ses oeufs sur les rameaux, de préférence au sommet des tiges de l'année. Ces oeufs sont parfois regoupés en très grand nombre à la différence de ceux des autres pucerons ravageurs.
- Régulation par les auxiliaires :
En octobre et novembre, des femelles ovipares ailées et des mâles aptères apparaissent. Après accouplement, chaque femelle pond ses oeufs sur les rameaux, de préférence au sommet des tiges de l'année. Ces oeufs sont parfois regoupés en très grand nombre à la différence de ceux des autres pucerons ravageurs.
- Régulation par les auxiliaires :
De nombreux insectes prédateurs sont actifs sur ce puceron à partir de la mi-juin. Les coccinelles dont les adultes de Coccinella septempunctata et Scymnus sp., les syrphes, les cécidomyies, les chrysopes, les punaises anthocorides et mirides ainsi que les diptères Chamaemyidae se développent sur les colonies bien installées et limitent souvent suffisamment les dégâts.