Daktulosphaira vitifoliae (Fitch 1851)
Phylloxéra de la vigne
Phylloxéra de la vigne
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Hemiptera, Phylloxeridae
- syn. : Viteus vitifoliae, Dactylosphaera vitifoliae, Viteus vitifolii,
- dénominations européennes : grape phylloxera, grapevine root aphid (GB) ; Reblaus (D) ; filoxera (E) ; fillosear della vite (I) ; filoxera (P)
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
Ce sont les formes radicicoles (vivant sur les racines) de cet insecte qui font des dégâts graves en Europe. Par leurs piqûres sur les jeunes racines et les radicelles, elles provoquent le plus de dégâts en induisant la formation de tubérosités et de nodosités phylloxériques (figures 2 et 3). Celles-ci s'infectent, précipitant la mort du pied.
On observe aussi, de plus en plus fréquemment en France, les galles en forme de petit pois sur le feuillage (figures 4 à 6) provoquées par les piqures de fondatrices.
Le phylloxéra a été malencontreusement importé des Etats-Unis en Europe vers le milieu du XIXe siècle, avec des plants racinés de divers Vitis américains. En France, en 1879, il avait causé la destruction de 1,2 millions d'hectares. La parade fut trouvée par le greffage des variétés françaises sur porte-greffes américains.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Les plantes-hôtes de Daktulosphaira vitifoliae sont les différentes espèces de vigne. La vigne européenne, Vitis vinifera, est très sensible à ce ravageur (à moins qu'elle ne pousse dans le sable). Les Vitis américains et leurs hybrides avec V. vinifera sont plus ou moins résistants (le mécanisme en demeure mal connu).
- Cycle de développement (figures 8 à 12) :
Cinq ou six générations de femelles vivipares virginipares radicicoles se succèdent dans l'année. Au début de l'été, elles engendrent des sexupares ailés. Ces individus sont capables de voler sur de courtes distances ; ils peuvent être entraînés par le vent à plus de 30 km. Les sexupares engendrent les sexués, mâles et femelles. La femelle pond un unique oeuf, l'oeuf d'hiver, dans une fissure du bois de 2 à 3 ans du cep de vigne. Au printemps, au débourrement de la vigne, l'oeuf d'hiver éclot. Il en sort la fondatrice qui pique la face supérieure de la feuille, provoquant une galle où elle demeure abritée et pond jusqu'à 1200 oeufs. Ces oeufs éclosent 8 à 10 jours plus tard, libérant les fondatrigènes, galligènes et aptères. Quatre à cinq générations de ces "gallicoles" se succèdent durant la période végétative. Une partie d'entre eux, les "néogallicoles-radicicoles", se déplace vers les racines où elle entreprend une vie souterraine rhizophage de radicicoles.
Le cycle complet n'est en principe possible que sur vigne américaine. En Europe, le phylloxéra se perpétue sous forme de radicicoles. Parfois, des galles apparaissent sur les feuilles. La formation de sexupares est très rare.
- syn. : Viteus vitifoliae, Dactylosphaera vitifoliae, Viteus vitifolii,
- dénominations européennes : grape phylloxera, grapevine root aphid (GB) ; Reblaus (D) ; filoxera (E) ; fillosear della vite (I) ; filoxera (P)
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
Le cycle de développement de cet insecte est assez complexe et on y rencontre des formes très différentes.
Les femelles radicicoles, à la naissance, sont ovales, de couleur jaunâtre à jaune-vert, longues de 0,35 mm. A leur maturité, elles atteignent 1,35 mm. Celles-ci pondent des oeufs qui mesurent 0,32 x 0,16 mm.
Les sexupares ailés sont caractérisés par un corps élancé, jaune-vert ou ocre, avec la tête fusionnée avec le thorax (figure 1). Les mâles sont minuscules (0,28 mm) et aptères ; les femelles, jaune vif, sont 2 fois plus grosses. Ils ne s'alimentent pas et n'ont pas de pièces buccales. L'oeuf d'hiver mesure de 0,27 x 0,13 mm, il est vert olive ou brun.
La fondatrice galligène (en provenance de l'oeuf d'hiver) est aptère, longue de 1 à 2 mm et marron.
- Les dégâts sur les cultures :Les femelles radicicoles, à la naissance, sont ovales, de couleur jaunâtre à jaune-vert, longues de 0,35 mm. A leur maturité, elles atteignent 1,35 mm. Celles-ci pondent des oeufs qui mesurent 0,32 x 0,16 mm.
Les sexupares ailés sont caractérisés par un corps élancé, jaune-vert ou ocre, avec la tête fusionnée avec le thorax (figure 1). Les mâles sont minuscules (0,28 mm) et aptères ; les femelles, jaune vif, sont 2 fois plus grosses. Ils ne s'alimentent pas et n'ont pas de pièces buccales. L'oeuf d'hiver mesure de 0,27 x 0,13 mm, il est vert olive ou brun.
La fondatrice galligène (en provenance de l'oeuf d'hiver) est aptère, longue de 1 à 2 mm et marron.
Ce sont les formes radicicoles (vivant sur les racines) de cet insecte qui font des dégâts graves en Europe. Par leurs piqûres sur les jeunes racines et les radicelles, elles provoquent le plus de dégâts en induisant la formation de tubérosités et de nodosités phylloxériques (figures 2 et 3). Celles-ci s'infectent, précipitant la mort du pied.
On observe aussi, de plus en plus fréquemment en France, les galles en forme de petit pois sur le feuillage (figures 4 à 6) provoquées par les piqures de fondatrices.
Le phylloxéra a été malencontreusement importé des Etats-Unis en Europe vers le milieu du XIXe siècle, avec des plants racinés de divers Vitis américains. En France, en 1879, il avait causé la destruction de 1,2 millions d'hectares. La parade fut trouvée par le greffage des variétés françaises sur porte-greffes américains.
Biologie du ravageur
- Les plantes hôtes :
Les plantes-hôtes de Daktulosphaira vitifoliae sont les différentes espèces de vigne. La vigne européenne, Vitis vinifera, est très sensible à ce ravageur (à moins qu'elle ne pousse dans le sable). Les Vitis américains et leurs hybrides avec V. vinifera sont plus ou moins résistants (le mécanisme en demeure mal connu).
- Cycle de développement (figures 8 à 12) :
Cinq ou six générations de femelles vivipares virginipares radicicoles se succèdent dans l'année. Au début de l'été, elles engendrent des sexupares ailés. Ces individus sont capables de voler sur de courtes distances ; ils peuvent être entraînés par le vent à plus de 30 km. Les sexupares engendrent les sexués, mâles et femelles. La femelle pond un unique oeuf, l'oeuf d'hiver, dans une fissure du bois de 2 à 3 ans du cep de vigne. Au printemps, au débourrement de la vigne, l'oeuf d'hiver éclot. Il en sort la fondatrice qui pique la face supérieure de la feuille, provoquant une galle où elle demeure abritée et pond jusqu'à 1200 oeufs. Ces oeufs éclosent 8 à 10 jours plus tard, libérant les fondatrigènes, galligènes et aptères. Quatre à cinq générations de ces "gallicoles" se succèdent durant la période végétative. Une partie d'entre eux, les "néogallicoles-radicicoles", se déplace vers les racines où elle entreprend une vie souterraine rhizophage de radicicoles.
Le cycle complet n'est en principe possible que sur vigne américaine. En Europe, le phylloxéra se perpétue sous forme de radicicoles. Parfois, des galles apparaissent sur les feuilles. La formation de sexupares est très rare.