Bactrocera (Daculus) oleae (Gmelin 1790)
Mouche de l'olive
Mouche de l'olive
- class. : Animalia, Arthropoda, Insecta, Diptera, Tephritidae
- syn. : Dacus oleae
- dénominations européennes : olive fly (GB), Olivenfliege (D), mosca de la aceituna (E), mosca delle olive (I), mosca da azeitona (P).
Caractéristiques du ravageur et de ses dégâts
- Description du ravageur :
L'adulte est une petite mouche, de 4 à 5 mm de long, Ses ailes sont hyalines. Les nervures, la partie apicale du stigma et une petite tache diffuse à l'apex sont brunes. La tête et le thorax sont châtains ; ce dernier montre 2 plages noires en position dorsale. L'abdomen est de couleur fauve, avec 2 taches noires latérales sur les 4 premiers segments (figure 1). La base de l'ovipositeur de la femelle est noire.
L'oeuf mesure 0,7 mm de long, il est de forme allongée, avec un micropyle tuberculiforme à l'extrémité postérieure (figure 2). La larve est un asticot blanchâtre (dans les olives vertes) ou violet sale (dans les olives noires). On distingue 3 stades larvaires. La pupe ellipsoïdale mesure 3,5 à 4,5 mm de long et 1,5 à 2 mm de diamètre (figure 3).
L'oeuf mesure 0,7 mm de long, il est de forme allongée, avec un micropyle tuberculiforme à l'extrémité postérieure (figure 2). La larve est un asticot blanchâtre (dans les olives vertes) ou violet sale (dans les olives noires). On distingue 3 stades larvaires. La pupe ellipsoïdale mesure 3,5 à 4,5 mm de long et 1,5 à 2 mm de diamètre (figure 3).
- Les dégâts sur les cultures :
Pour les olives destinées à l'huilerie, on distingue 4 types de dégâts :
la chute prématurée des fruits attaqués ; la perte d'une partie de la pulpe, consommée par les asticots (qui est, en fait, négligeable) ; l'augmentation du taux d'acidité et autres conséquences secondaires du développement de la larve et du creusement de son orifice de sortie, provoquant des oxydations ultérieures de la pulpe ; l'infection fongique résultant de la prédation des larves de la cécidomyie de l'olive (Lasioptera berlesiana) sur les oeufs de la mouche de l'olive.
Pour la production d'huile de table, le seuil de tolérance est en général de 2% d'olives piquées. Dans le cas d'olives de table, récoltées pour la conserverie, toute piqûre est rédhibitoire.
La mouche de l'olive fait partie des insectes les plus étudiés. L'examen du comportement des adultes a permis de mettre au point des pièges efficaces (pour le dénombrement) : pièges colorés (jaunes) et pièges à phéromone (appâtés avec un produit mimant les effets de la phéromone femelle d'attraction sexuelle).
On dispose également d'appâts alimentaires bon marché (hydrolysats de protéines) qui permettent une lutte chimique très ciblée. Ses entomophages ont été soigneusement recensés. Avec l'hyménoptère Braconidae, Psyttalia concolor (anc. Opius concolor, figure 4), on dispose d'un auxiliaire souvent efficace.
Eupelmus urozonus Dalman 1820 (Eupelmidae) est un autre hyménoptère parasitoïde présent naturellement en verger sur certaines plantes hôtes comme l'inule visqueuse (Dittrichia viscosa, Asteraceae) ou Calendula officinalis (souci).
Biologie du ravageur
- Hôtes du ravageur :
Dans la nature, Bactrocera oleae ne se développe que sur l'olivier (et sa forme sauvage, l'oléastre).
- Cycle de développement :
L'espèce présente 2 à 3 générations par an (3 la plupart du temps au Portugal, par exemple). L'hiver est passé à l'état d'adultes et de pupes.
En fait, l'identification de générations est difficile. La mouche a un développement continuel, interrompu soit du fait de l'hiver pour les populations vivant dans le nord du bassin Méditerranéen (sud de la France, par exemple), soit successivement en hiver et en été aux latitudes moyennes, soit interrompu seulement en été dans le sud du bassin méditerranéen. La présence de fruits convenables pour la ponte joue également un grand rôle sur l'importance des populations de la mouche de l'olive.
En hiver et au printemps (au Portugal), au printemps et au début de l'été (plus au nord), les olives de l'année précédente sont tombées et les nouvelles ne sont pas encore formées. C'est la "période blanche", pendant laquelle il y a surtout des adultes. L'effectif de ces adultes, sortant d'hivernation, est lié à la mortalité subie durant cette période et détermine l'effectif de la 1ère génération, qui est susceptible d'attaquer les olives. La mouche de l'olive se développe difficilement dans les zones sèches.
La longévité de adulte dépasse 6 mois. L'oviposition dure 25 à 30 jours, avec une possibilité d'interruption pendant 5 à 6 mois. La fécondité est de plusieurs centaines d'oeufs. L'oeuf est pondu sous l'épiderme du fruit. Il éclôt au bout de 2 à 4 jours au printemps et de 10 à 16 jours en hiver. La larve se développe en 9 à 14 jours, selon la température. Elle vit en endophyte et consomme la chair de l'olive (figure 5). La nymphose dure entre 10 et 14 jours à 25°C mais 3 mois si la température est proche du seuil inférieur. Elle a lieu dans le sol.
En fait, l'identification de générations est difficile. La mouche a un développement continuel, interrompu soit du fait de l'hiver pour les populations vivant dans le nord du bassin Méditerranéen (sud de la France, par exemple), soit successivement en hiver et en été aux latitudes moyennes, soit interrompu seulement en été dans le sud du bassin méditerranéen. La présence de fruits convenables pour la ponte joue également un grand rôle sur l'importance des populations de la mouche de l'olive.
En hiver et au printemps (au Portugal), au printemps et au début de l'été (plus au nord), les olives de l'année précédente sont tombées et les nouvelles ne sont pas encore formées. C'est la "période blanche", pendant laquelle il y a surtout des adultes. L'effectif de ces adultes, sortant d'hivernation, est lié à la mortalité subie durant cette période et détermine l'effectif de la 1ère génération, qui est susceptible d'attaquer les olives. La mouche de l'olive se développe difficilement dans les zones sèches.
La longévité de adulte dépasse 6 mois. L'oviposition dure 25 à 30 jours, avec une possibilité d'interruption pendant 5 à 6 mois. La fécondité est de plusieurs centaines d'oeufs. L'oeuf est pondu sous l'épiderme du fruit. Il éclôt au bout de 2 à 4 jours au printemps et de 10 à 16 jours en hiver. La larve se développe en 9 à 14 jours, selon la température. Elle vit en endophyte et consomme la chair de l'olive (figure 5). La nymphose dure entre 10 et 14 jours à 25°C mais 3 mois si la température est proche du seuil inférieur. Elle a lieu dans le sol.