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Evaluation du risque

 

 

I-Suivi des populations et évaluation du risque

 

Le piégeage sexuel est une méthode aisée à mettre en œuvre et déterminante pour la prise en compte du risque, en particulier au début du premier vol. Il faut disposer les pièges en tenant compte des possibilités de surinfestation dans l’environnement du verger (arbres abandonnés, décharges de fruits,…). Le piège est moins sensible en cas de lutte par confusion sexuelle dans le verger ou les vergers voisins. Le calcul du seuil s’effectue par cumul des prises sur sept jours consécutifs. Il est de 3 à 6 adultes selon l’infestation de l’année précédente. En pratique, le relevé des pièges s’effectue deux à trois fois par semaine. Le piégeage sexuel décrit un risque potentiel, dans une parcelle déterminée, et permet de prendre en compte le vol des papillons. Il précise l’absence de risque quand le niveau de captures est inférieur au seuil. Les captures ne sont proportionnelles ni au risque, ni au niveau de population. Elles ne permettent de raisonner les interventions que dans les vergers où la population est faible.

Il est recommandé de compléter le piégeage sexuel par un contrôle visuel au verger avant ou à la fin du premier vol. Les contrôles des dégâts par variété se font sur 1000 fruits à intervalles réguliers: 50 arbres au hasard par parcelle dont 20 en bordure exposée au risque, 20 fruits par arbre. Le seuil est de 0,2% à la fin de la première génération.

Les bandes-pièges constituent un moyen d’évaluer la population pour l’année suivante. Elles sont constituées de deux couches de carton ondulé et sont placées de façon à entourer le tronc des arbres à environ 0,30 m du sol. Pour cela, trente bandes pour une parcelle de quatre ha dont dix sur les arbres de bordure sont nécessaires. Elles sont posées en juin, et relevées en octobre-novembre. Le nombre moyen de larves piégées par bande situe le risque pour la génération suivante : inférieur à 1, la population est faible, de 1 à 5 le risque est significatif avec 5% de dégâts potentiels à craindre pour la récolte suivante, supérieur à 5, il y aura une population importante avec de graves dégâts.

Les Bulletins de Santé du Végétal (BSV) s’appuient sur un réseau de pièges qui lisse les disparités parcellaires et offre une vue plus générale de la situation (présence d’un inter-vol, début effectif de la seconde génération, évolution du risque à venir), et sur la modélisation qui assure une prévision globale à court terme.

 

Dernière modification : 11/23/15