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Evaluation des risques

 

 

  • Evaluation de l'inoculum d'automne

L'inoculum d'automne est représenté par le potentiel d'ascospores que va contenir les feuilles au sol. On considère que ce potentiel est relié au niveau d'infection des arbres au moment de la chute des feuilles.

La notation à l'automne est réalisée en début de chute des feuilles: deux méthodes sont proposées:

- la méthode standard (dite aussi de MacHardy) consiste à observer 300 à 600 pousses par parcelle et à compter le nombre de pousses présentant au moins une tache de tavelure (regarder aussi sous les feuilles): risque faible s'il y a moins de 10% de pousses tavelées, moyen s'il y en a de 10 à 30%, élevé si plus de 30% des pousses sont tavelées.

 

- la méthode Olivier modifiée est plus complexe à mettre en oeuvre mais robuste: 

Elle consiste à observer 100 pousses (2 pousses/arbre) par parcelle. Chaque pousse est classée dans une de ces 3 catégories :

  • pas de tache : inoculum nul : note attribuée : 0
  • 1 ou quelques taches observées : inoculum faible : note attribuée : F 
  • Des taches plus nombreuses susceptibles d’être convergentes (au moins l’équivalent de la surface d’une feuille) : inoculum important : note attribuée : I

Puis on totalise les notes attribuées

  • Total < 20 pousses/100
    • Moins de 10 pousses « I» : inoculum faible pour la parcelle
    • Plus de 10 pousses « I»: inoculum moyen pour la parcelle
  • Total> 20 pousses/100
    • Moins de 10 pousses « I»: inoculum moyen pour la parcelle
    • Plus de 10 pousses « I » : inoculum fort  pour la parcelle

 

  • Evaluation du risque d'infection primaire : modèles

Le risque d'infection primaire court depuis le débourrement (stade B, ou BBCH 51) jusqu'à la fin des contaminations primaires (fin des projections, données par les Bulletins de Santé Végétale); il est souvent plus important pendant la période de la floraison (du stade bouton rose E au stade chute des pétales G-H) car c'est au cours de cette période qu'on observe généralement les pics de projection d'ascospores les plus intenses.

Plusieurs modèles sont capables de simuler l'infection et la gravité de la contamination, à partir des données météorologiques issues de stations automatiques.

En France, plusieurs modèles sont disponibles:

- des modèles "constructeurs" sont proposés par les fabricants et revendeurs de stations météo (Cimel, Pulsonic, Métos, Promété,...), qui ne sont compatibles qu'avec la marque de la station

- des modèles "indépendants", qui tournent sur plusieurs types de stations, parmi lesquels on peut citer: 

- le modèle Tavelure DGAL (anciennement Melkior) accessible sur la plateforme Inoki (Ctifl), fonctionnant à partir des stations appartenant au Réseau Celsius du Ctifl

- le modèle RIMpro qui dispose d'une version française, et fonctionne sur des fichiers d'export de tout type de stations

Ces deux modèles fournissent des données prévisionnelles.

 

  • Evaluation du risque d'infection secondaire 

Il existe un risque de contamination secondaire si le niveau de tavelure  dans le verger dépasse un seuil à la fin des contaminations primaires. Pour évaluer ce seuil il convient d’effectuer une notation 3 semaines environ après la date supposée de fin des projections d'ascospores (annoncée par les BSV ou les modèles) sur au moins 200 pousses par parcelle.  Une pousse est considérée comme tavelée si elle présente au moins une feuille tavelée. Si on observe moins de 1% de pousses tavelées, on estime le risque suffisamment faible pour s'abstenir de traiter pendant l'été. Sinon il faudra continuer à traiter préventivement. Ce seuil peut être relevé à 2 ou 3% les mois d'été suivant (juillet-août).

 

Dernière modification : 28/09/2016
  • Auteur :
  • M Giraud (CTIFL)